À propos

Le jour où j’ai compris
ce qui me fatiguait vraiment.

J’étais partie quelques jours avec mon mari, loin des enfants.

Ce n’était pas la première fois que nous partions juste tous les deux.

Et pourtant, au bout de quelques jours, je lui ai dit :

« Je me sens vraiment reposée. »

C’était la première fois depuis que je suis maman que je me sentais vraiment reposée.

Mais sur le moment, je n’ai pas compris pourquoi.

Je n’avais plus rien dans la tête.

Ce n’était pas seulement du repos physique. C’était aussi du repos mental. Ma tête avait arrêté de me donner la liste de ce qu’il restait à faire, à prévoir ou à ne surtout pas oublier.

« Il faut que je pense à ça. »

« Il ne faut pas que j’oublie ça. »

Au quotidien, je n’avais pas l’impression d’avoir une immense liste dans la tête. J’étais simplement prise dedans.

Le travail. La maison. Les enfants. Les rendez-vous. Les inscriptions. Les papiers. Les vacances scolaires. La voiture. Les activités. Les anniversaires.

À chaque fois qu’une chose était faite, une autre prenait sa place dans ma tête.

Un rendez-vous à reprendre plus tard. Une inscription dans quelques semaines. Un papier qui expirera.

Et pourtant, beaucoup de ces choses n’avaient pas besoin de mon attention maintenant.

Il fallait simplement que quelqu’un s’en souvienne. Je savais que j’en portais la responsabilité, alors elles restaient quelque part dans ma tête.

À force, ce fonctionnement était devenu normal. Je ne le questionnais même plus.

Je me suis aussi rendu compte qu’on peut reproduire des façons de fonctionner qu’on a toujours vues, simplement parce qu’elles nous paraissent normales.

Je me sentais fatiguée. Dépassée.

Depuis que je suis maman, tout cela a pris un autre poids.

Avant, si j’oubliais un rendez-vous ou ratais une échéance, je m’en fichais. Ce n’était pas grave. Je passais à autre chose.

Quand cela concerne mes enfants, ce n’est plus pareil.

Un rendez-vous oublié. Une inscription ratée.

Il y a la peur d’avoir oublié quelque chose pour eux, et la culpabilité de se dire qu’on aurait dû y penser.

Ce qui me fatiguait n’était pas seulement tout ce qu’il y avait à faire.

C’était tout ce qu’il fallait garder en tête pour plus tard.

Et forcément, toute cette organisation avait aussi pris beaucoup de place dans notre couple.

Par moments, j’avais l’impression qu’on fonctionnait davantage comme deux collègues qui géraient l’organisation familiale.

« N’oublie pas le rendez-vous chez l’orthophoniste demain. »

« Il faut payer le centre aéré la semaine prochaine. »

« C’est quoi le nom de la société pour faire l’entretien de la chaudière ? »

« Il faut inscrire les enfants au tennis. »

Une grande partie de nos conversations servait simplement à faire circuler l’organisation familiale d’un cerveau à l’autre.

C’est de là qu’est née MiraFlow.

Je ne voulais pas créer une to-do list de plus, ni un autre calendrier qu’il faudrait encore penser à maintenir.

Je voulais pouvoir confier quelque part toutes ces choses qui reviennent, ces échéances et ces sujets que l’on garde normalement dans un coin de sa tête.

Pas pour ne plus rien faire. Mais pour ne plus avoir besoin de penser aujourd’hui à quelque chose qui n’aura besoin de mon attention que plus tard.

Et pour pouvoir retrouver, au moins un peu, ce que j’avais ressenti pendant ce voyage :

ne plus avoir à penser à tout.

C’est ce que j’ai voulu construire avec MiraFlow.

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